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Jadis 133

Sommaire

 

133 2021 01 Couverture 1 - Cambrai

 - La chapelle St-Druon dans les années 50

    Collection Philippe Barbet.


133  21 01 Couverture 2

-  Sommaire

 – Coordonnées

 

133 2021 01 Page 1

 - Éditorial.

   Clotilde Herbert


133 2021 01 01 Page 2

 - Guerre 1914 - 1918 : Les « fusillés pour l’exemple » du Cambrésis

   Christiane Marande.


133 2021 01 02 Page 23

 - L’abbé Michel Dhaussy, curé de Cagnoncles (2ème partie)

   Emile Pinoy.

 

133 2021 01 03 Page 32 - Catillon : Le sort s’est acharné sur la famille Fleury 

  Pierre Démaret.


133 2021 01 04 Page 38

 - L’herbier de Joseph Godon

   Pierre Lemaître.

 

133 2021 01 05 Page 41

 - Epistoles ed Martine à Martin 

     Clotilde Herbert

 

133 2021 01 Couverture 3

 - La statue de St Roch

    Photo Philippe Barbet.

 

133 2021 01 Couverture 4

 - Catillon : Le Pont et l’entrée du village

    Collection particulière.

 

Editorial

Clotilde Herbert

 

Editorial

Notre premier numéro de cette nouvelle année s’ouvre sur une importante recherche de Mme Christiane Marande. Elle s’est intéressée aux fusillés pour l’exemple du Cambrésis : si la France en a compté 639, notre petit pays en a connu cinq. Pour chacun sont relatés la vie, l’engagement, les circonstances de l’arrestation, le jugement, l’exécution sommaire : Omer Cocrelle d’Honnecourt, Gabriel Caffiaux né à Bermerain, Augustin Santer de Bévillers, Augustin Leduc de Montrécourt, Jules Deloge de Solesmes. Certains ont été réhabilités et leur nom a été ajouté sur les monuments aux morts. Un cas se classe à part : le caporal Henri Cartigny de Beauvois, fusillé pour fait de droit commun.

 

M. Emile Pinoy s’est attaché à retracer la vie de l’abbé Michel Dhaussy (1763-1843), curé de Cagnoncles, surnommé l’enfant sage, c’est-à-dire savant. Il avait détaillé dans une 1ère partie (Jadis en Cambrésis n°132) son enfance, ses études, l’exil lors de la Révolution, la restauration de l’ornementation de l’église, la construction d’un remarquable calvaire. Il nous explique ici le rayonnement de cet homme d’Eglise, et les dernières années d’un homme qui fut qualifié de curé d’Ars du Cambrésis.

 

Nous nous rendons ensuite à Catillon où M. Pierre Démaret s’est intéressé à la famille Fleury, sur laquelle le sort s’est acharné. Elle a en effet payé un lourd tribut : sept de ses enfants sont morts durant la guerre 1914-1918 : Victor, Eugène et Noël Fleury, trois frères ; Emile Fidèle Fleury ; deux frères, Léon Hubert et Jules Elie ; Arthur Fleury. La seconde guerre verra également la disparition d’Emile Fleury, qui fit partie du dernier convoi de déportés, le « Train de Loos ».

 

Les recherches réservent parfois bien des surprises. M. Pierre Lemaître nous avait conté la vie et le travail, en particulier de botaniste, du chanoine Joseph Godon (1858-1932). A l’époque avait été émise l’hypothèse d’une perte de l’herbier Godon, dont on ne trouvait plus la trace, durant la seconde guerre. Un mail émanant des Facultés Catholiques de Lille nous a époustouflés. Mme Bourel, qui y est en charge des herbiers, souhaitait avoir des renseignements sur le chanoine, car son herbier présente un intérêt scientifique certain. Et même, l’université conserve les deux herbiers du chanoine Godon, environ 10000 planches, travail précis daté et localisé, qui va permettre une cartographie de la présence des espèces végétales commune par commune ! Quelques Amis du Cambrésis ont eu l’honneur et la joie d’aller sur place consulter ces herbiers, et nous serons informés de l’avancée des travaux sur cette seule base de données botaniques historiques du Cambrésis.

 

Nous terminons ce numéro par quelques pages de détente. Comme on sait que je parle facilement le patois du Cambrésis, il m’a été demandé – j’en indique les circonstances - si je pensais pouvoir rédiger, pendant le premier confinement, des « histoires », à un rythme hebdomadaire. J’ai ainsi créé 26 « billets » légers, sans prétention, pleins d’humour, que j’ai appelés Epistoles (Lettres) de Martine à Martin, en référence aux jacquemarts de Cambrai bien sûr. Et cela a beaucoup plu. J’en ai choisi ici six, ceux qui ont pour thème « ech’cofinache ». J’espère que vous aurez autant de plaisir à les lire que j’en ai eu à les inventer. Une touche d’humour et d’évasion en cette période très éprouvante de pandémie.

 

Nous présentons à nos lecteurs tous nos vœux pour cette nouvelle année : que nous gardions la santé, etl’espérance.                                                                                          

Clotilde Herbert

 

 

Jadis n° 133

Articles

Article 1

1914 – 1918 - Les Fusillés « pour l’exemple » du Cambrésis

Christiane Marande

 

1920, il y a 100 ans : La première Guerre mondiale est terminée. Le deuil touche peu ou prou toutes les familles ; individuel il est aussi social et collectif. Les corps des soldats tués sont, pour la plupart, enterrés près des champs de bataille mais certains n’ont pas été retrouvés. Comment se souvenir, se recueillir, honorer leur mémoire, leur rendre hommage ? Dans chaque ville et village sont érigés des « monuments aux morts » sous la responsabilité des municipalités. Trente-cinq mille sont ainsi édifiés entre 1920 et 1925. Les familles des défunts, les élus, les autorités militaires, ou les associations d’anciens combattants adressent la demande d’inscription des soldats « morts pour la France ». Qu'en est-il des soldats "morts par la France" ?

 

Article 2

Cagnoncles : La vie de « l'Enfant Sage »

L'Abbé Michel DHAUSSY - Curé de Cagnoncles de 1803 à 1843

2ème partie

Emile Pinoy

 

La Paroisse modèle du Cambrésis

 

Suite à la Révolution, le monde rural du Cambrésis et de l’Avesnois retrouve une foi religieuse intacte et sa grande dévotion aux Saints Protecteurs des récoltes et des animaux. De ce fait, l'intensité religieuse proposée par Monsieur le Curé s'avéra librement consentie par des villageois en manque de soutiens divins d'autant plus que les nombreuses fêtes religieuses, outre le recueillement, offraient par leurs « à côtés kermesses » les seuls bons moments de distractions, d'échanges et de joies.

En début de messe, l'Abbé racontait la vie du Saint du jour. Ensuite, il lisait et expliquait l’Évangile et finissait par une instruction sur quelques points de théologie ou de morale. Après la messe, l'Abbé parcourait le Chemin de Croix et expliquait aux enfants et aux parents présents les images des quatorze Stations. Afin d'instruire et d'éclairer ses paroissiens adultes et enfants, les Stations du Chemin de Croix furent matérialisées vers 1830 sur des grandes toiles (120x100) par des copistes qui se sont inspirés des œuvres de Raphaël.

 

Article 3

Catillon : Première Guerre mondiale

Le sort s'est acharné sur la famille FLEURY

Pierre Démaret

 

 

La famille Fleury, dont l'origine catillonnaise s'inscrit très loin dans le passé, a payé un très lourd tribut à la guerre : sept de ses enfants sont morts durant la guerre 14-18. Tous sont descendants de Fidèle Fleury et de Sophie Régnier, nés à Catillon, et eux-mêmes descendants des Fleury relevés bien avant la Révolution. Augustine a donné le jour à Fidèle Théodore et à Isidore Fleury. Fidèle Théodore épousa Eugénie Henri, laquelle donna le jour à Henri Fidèle (marié à Nathalie Dubois) et à Emile Fidèle (marié à Nelly Clément). Quant à Isidore, il épousa Léopoldine Danglot, de qui il eut Isidore Léon (marié à Marie Manesse) et Jules Léon (marié à Julie Jenard).

 

Article 4

L’herbier de Joseph Godon

Les Amis du Cambrésis

 

En septembre 2008, dans « Jadis en Cambrésis » n° 97, nous avons publié un article sur Joseph Godon, professeur à l’Institution Notre-Dame de Cambrai (aujourd’hui « Ensemble Saint-Luc »). Pour en savoir davantage, nous invitons le lecteur à consulter ce document qui évoque la vie active de cet homme.

Joseph Godon a enseigné les sciences naturelles, d’abord dans le bâtiment qui, aujourd’hui, est la caserne des Pompiers, jusque 1900, puis dans le bâtiment actuel Saint-Luc, jusque 1932. On relèvera qu’au début de sa carrière, il était d’abord « botaniste ». Le fruit de ses recherches était destiné initialement aux élèves, mais, compte tenu de la qualité de son travail, il l’a proposé au monde scientifique en publiant une « Flore du Cambrésis » en 1889 dans le tome 44 de la Société d’Emulation de Cambrai.

Bien sûr, comme tout bon botaniste, parallèlement à la publication, il a réalisé un herbier qui lui permettait d’illustrer ses cours de sciences naturelles. En 2008, nous n’avions aucune trace de cet herbier, hormis un vague cahier, à peine référencé et très incomplet. Et encore, peut-être était-ce celui d’un de ses élèves chez qui il a pu éveiller une vocation de botaniste ?

Dans Jadis n° 97, nous avons donc émis l’hypothèse d’une perte de l’herbier lors de la Deuxième Guerre mondiale car le bâtiment Notre-Dame a été réquisitionné par les Allemands durant cette période

 

Nous en étions là … jusqu’au jour où nous avons reçu le 23 janvier 2020 un premier mail émanant des Facultés Catholiques de Lille qui nous a époustouflés : Madame Caroline Bourel, en charge des Herbiers de l’Université Catholique de Lille, souhaitait avoir des informations sur le chanoine Godon, notamment sur sa façon de travailler, car son herbier présente un intérêt scientifique certain. Elle demandait de lui faire parvenir une copie de l'article du 15 septembre 2008 le concernant, ou la mettre en lien avec nous-mêmes.

 

Article 5

Epistoles ed’ Martine à Martin…

Clotilde Herbert

 

Je suis heureuse de vous présenter ci-dessous un choix de lettres – les Epistoles - de Martine (moi-même) à Martin.

Le point de départ de ces créations en picard du Cambrésis ? Le confinement ! En effet, comme je travaille au LABO (anciennement médiathèque), il m’a été demandé, entre autres tâches beaucoup plus importantes à faire en télétravail, s’il m’était possible d’inventer des petits textes en patois du Cambrésis pour alimenter le site du LABO. Avec plusieurs collègues, nous avons réfléchi au nom à donner à cette rubrique, et mon idée : le Gallu du LABO (Martin dans les Epistoles) a été retenue.

 

Restait à savoir si j’étais capable de faire de genre d’exercice. Même si je pense souvent en patois, les expressions me venant toutes seules, pour caractériser quelqu’un par exemple, je n’avais jamais pensé à rédiger de petits textes. Finalement je me suis rendu compte que c’était réalisable : il me fallait une idée de départ, un déroulé, et surtout une « chute ». Le tout étant volontairement léger, sans prétention, plein d’humour, et bien observé. Je testais mes textes sur mon entourage.