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Historique depuis 1978

Géry HERBERT

 

La sortie du Jadis numéro 100 donne l'occasion d'évoquer la poursuite d'une belle aventure qui n'avait pas du tout été préméditée. C'est en effet en 1978 que mon père Géry Herbert, qui s'intéressait à l'histoire locale de longue date, eut l'idée de réunir toutes les personnes avec qui il était en contact et qui, chacun dans son coin, faisaient des recherches sur l'histoire de leur village, pour qu'elles se connaissent et puissent s'entraider. Et c'est au cours de cette réunion qu'est née l'idée d'éditer une revue, pour pérenniser les écrits et les travaux des uns et des autres. Car une recherche publiée, c'est une recherche sauvée.

 

C'est ainsi que le premier numéro de Jadis en Cambrésis sortira, en mai 1978, sous l'impulsion de Géry Herbert et Louis Basquin, alors maire de Saint-Aubert, qui trouva le titre de la revue « Jadis en Cambrésis ». Comme on n'était pas sûrs d'en publier d'autres — est-ce que cela allait marcher — ce premier numéro ne comporte pas de numéro sur sa couverture.

 

Les débuts ont été héroïques : mon frère Rémi faisait alors du stop pour aller taper les textes à la machine à écrire à Saint-Aubert, et on assemblait les numéros en tournant autour d'une table ... Mme Jeanne Herbert, ma mère, a, pendant plus de vingt ans, préparé les envois pour nos abonnés, des personnes originaires du Cambrésis mais habitant toute la France. Au fil du temps et des évolutions techniques, la revue a évolué, et sa couverture beige est passée au rouge, en passant par deux numéros tricolores, en 1989, lors de la célébration du bicentenaire de la Révolution Française.

 

Un tournant délicat a été le décès, en 1985, de son président-fondateur Géry Herbert. Arriverait- on à continuer ? Et comment ? Les membres, réunis en Assemblée Générale Extraordinaire sous l'impulsion de Louis Basquin, décidèrent de poursuivre l'aventure et me confièrent alors la direction de l'association. Vingt-quatre ans après les Amis du Cambrésis sont toujours-là.

 

Bien sûr nous avons connu les décès de membres qui ont beaucoup marqué la revue par leurs recherches, en premier lieu Louis Basquin, peu après Géry Herbert. Puis nous avons perdu Jean Despierre qui s'intéressait à l'aventure industrielle ; Gérard Champagne féru d'archéologie ; Xavier Machut qui œuvra à la restauration de la chapelle Sainte-Croix de Forest et qui réussit le tour de force de faire venir Jack Lang à l'inauguration ; Michel Kozlowski ; Gustave Pezin, l'historien d'Avesnes-les-Aubert ; Jean Tordoit de Ligny-en-Cambrésis, le spécialiste du textile ; Roland Hutin d'Honnechy ; Pierre Giraud de Cambrai ; Pierre Mériaux de Villers-en-Cauchies ; Pierre Legrand qui a dirigé un temps l'antenne catésienne des Amis du Cambrésis ; le collectionneur de cartes postales Lucien Dhaussy ; Jean Dauvegis qui a beaucoup écrit sur l'histoire de Cambrai, dans des domaines très variés ; Suzanne Besin d'Inchy, aux travaux passionnants, en particulier sur le docteur Nick — ce sont ses recherches qui ont d'ailleurs permis d'attribuer à titre posthume à Pierre Nick, sa femme et M. Crombez, la distinction suprême attribuée par Israël, celle de Juste parmi les Nations, pour avoir sauvé des juifs pendant la seconde guerre mondiale ; Lucien Durin, grand botaniste, historien du Cateau, un des « mousquetaires » qui étaient allés voir le peintre Henri Matisse, dans les années 1950, sans penser que le Maître leur offrirait un musée dans sa ville natale, leur ville.

 

Les Amis du Cambrésis ont été à l'origine du sauvetage de l'échauguette de Les Rues des Vignes, des découvertes archéologiques de ce même village, et ont dirigé un chantier de fouilles à l'abbaye de Vaucelles, ce qui leur a valu l'agrément Jeunesse et Sports.

 

L'association publie trois numéros par an, des monographies de temps à autre, organise des réunions mensuelles le vendredi, à 19 heures, où des recherches sont exposées : les loups dans le Cambrésis, le travail des enfants au 19ème siècle, le temple protestant du Cateau, ... Tous les membres sont entendu bénévoles. Les assemblées générales se terminent toujours par un pot de l'amitié particulier : en effet, M. Pierre-André Dubois, ancien maître-brasseur à Cambrai et président honoraire des Amis de la Bière, nous fait une petite causerie sur l'histoire de la bière et des brasseries, causerie qui se termine par une grande dégustation de bières artisanales et de fromages régionaux. Un grand moment de convivialité.

 

Le but de la revue est de traiter de sujets inédits, qui parlent de Cambrai et du Cambrésis, que ce soit en histoire, archéologie, coutumes, folklore, toponymie, linguistique. Il y a de grandes études, des travaux plus légers, du picard, ... Jadis se veut être une revue accessible à tous, pas une revue universitaire. L'idée qui nous soutient est la suivante : une recherche publiée est une recherche sauvée : elle est accessible, même bien des années après, dans les bibliothèques.

 

Nous participons à des expositions, en organisons parfois. Nous avons en tête la belle exposition à l'Hôtel de Ville de Cambrai pour les 10 ans de l'association, celle sur les métiers de 1789 avec la jeune Chambre Economique à la Manutention en 1989 ; et surtout celle de nos trente ans.

Le premier numéro étant sorti en mai 1978 et l'association ayant été déclarée au Journal Officiel en août, et nous avons voulu marquer le coup, en 2008, pour nous faire plaisir, contents de se côtoyer (certains depuis le début) et d'avoir publié plus de 1000 articles. C'est ainsi que nous avons présenté à l'Hôtel de Ville de Cambrai une exposition sur les chapelles du Cambrésis où des dévotions populaires sont ou ont été attestées, et un cycle de six conférences pour faire connaître des Cambrésiens méconnus, voire totalement inconnus.

 

Nous avions annoncé, dans notre numéro de juin 2008, le programme de la commémoration de nos 30 ans. Un de nos abonnés nous a alors écrit : « Bravo pour votre action et rendez-vous dans 30 ans ». Sans aller jusque là, nous espérons, tant qu'il y a de la passion et des membres actifs, et vous, nos lecteurs, continuer un bout de chemin.

 

                                    Clotilde Herbert

Co fondateur

BASQUIN Louis

 

Dans les années cinquante, Louis Basquin, commercial chez ses parents tisseurs confectionneurs démarchait les commerçants de la région afin de développer l’entreprise.


Il avait la passion de l'histoire et n'a pas hésité à mettre à la disposition des Amis du Cambrésis le matériel de reproduction afin de confectionner la revue "Jadis en Cambrésis". 

Petit historique de l'association

Jadis en Cambrésis n° 100

2009 a été l'année de la publication du n° 100.

 

Nous avons profité de cet événement pour écrire un petit historique des Amis du Cambrésis.

Jadis 100